mercredi 28 décembre 2011

Pierre Falardeau

Pierre Falardeau est né le 28 décembre 1946 dans l'est de Montréal, il grandit à Châteauguay. Son père, Alphonse Falardeau (1914-1984), est employé dans une mercerie pour hommes puis directeur de la Caisse populaire de Châteauguay. Sa mère, détentrice d'un diplôme de maîtresse d'école, travaille dans une usine de l’Imperial Tobacco et n'enseignera qu'à partir de 45 ans.
Il entre au Collège de Montréal en 1959, où il se lie d'amitié avec Julien Poulin. À l'école, il s'intéresse surtout au sport. À l'âge de quinze ans, parmi la poignée de livres se trouvant au domicile familial, il découvre avec grand intérêt une vieille édition de l'ouvrage Les Patriotes de 1837-1838 de Laurent-Olivier David, dans lequel figurent notamment des lettres écrites par Chevalier de Lorimier avant son exécution. 
« L'Histoire se révélait. » 
Falardeau raconte qu'il aurait eu son premier contact direct avec la politique en 1962, dans le contexte de la campagne électorale qui mènera à la réélection de Jean Lesage. Son père l'aurait emmené à une assemblée publique au Monument national organisée par « les Amis du docteur Philippe Hamel », qui appuyaient le projet de nationalisation de l'électricité proposé par le gouvernement libéral sortant.

« Ce fut ma première leçon de politique. Avec mon père, je découvrais la détermination, l'acharnement et la patience. Il m'apprenait qu'il n'y avait rien de facile. Plus l'enjeu était grand, plus c'était difficile. »
Cette même année, il devient membre du Rassemblement pour l'indépendance nationale, après qu'une affiche de recrutement du parti lui a fait une forte impression.

« Pour la première fois de ma vie, on m'appelait, moi, à combattre pour la liberté. » 
Sa passion pour le projet indépendantiste québécois sera un thème récurrent dans la majorité, sinon la totalité de ses films.

Le cinéaste et écrivain Pierre Falardeau est décédé vendredi soir le 25 septembre 2009 à l'âge de 62 ans, à l'Hôpital Notre-Dame, à Montréal. Il combattait un cancer depuis quelques mois. Il laisse dans le deuil sa conjointe et ses trois enfants.

Liens : Pierre Falardeau 

mardi 27 décembre 2011

1803, Naissance de Chevalier De Lorimier

François-Marie Thomas, chevalier de Lorimier, est né à Saint-Cuthbert, le 27 décembre 1803, d'un cultivateur d'ici (Guillaume de Lorimier) et de Adélaïde Perreault, de Chateauguay. Après avoir étudié au Collège de Montréal, il devient clerc pour le notaire Pierre Ritcho de Montréal et finalement, lui-même notaire en 1829. Son étude est située sur la rue Saint-Jacques à Montréal

Comme beaucoup de représentants de l'élite québécoise de l'époque, il va s'engager politiquement et devenir un personnage important dans ce qu'on appelle la rébellion de 1837-1838, c'est-à-dire le soulèvement contre le pouvoir des conquérants, les Anglais. De Lorimier devient secrétaire de Comité central et permanent du comté de Montréal en 1837. Peu après, il s'engage dans la clandestinité pour y mener la lutte armée, particulièrement dans la région des Deux-Montages.
Après avoir fui aux États-Unis, il revient et prend la direction des Frères Chasseurs, (une société secrète vouée à la libération du territoire en chassant les Anglais), il organise encore la lutte armée. Arrêté le 12 novembre 1838, il est condamné à mort le 26 janvier 1839.

 

mercredi 23 novembre 2011

Création du Comité Pierre de Saurel Français

Jeudi 24 novembre de 19h00 à 22h00
aura lieu au CEGEP de Sorel-Tracy 
Seront présents:
M. Gilles Rhéaume :
'' C'est un devoir agréable. Je serai présent puisque c'est chez moi à Sorel-Tracy dans ce Bas-Richelieu ou j'ai enseigné également. J'y serai aussi pour accueilli Mario Beaulieu le plus illustre et le plus consistant défenseur du fait français. ''

Je serai présent à cette réunion comme preneur de présence et aussi comme représentant des Patriotes de Chénier. Un gros merci à Marie-Andrée Forget pour le transport. En espérant vous y voir en grand nombre.
montage photo par Steve Cloutier - Les Patriotes de Chénier
Évènement sur

mardi 22 novembre 2011

Commémoration de la Victoire des Patriotes à Saint-Denis-sur-Richelieu


 La Commémoration avait lieu le dimanche 20 novembre 2011, à l'église de Saint-Denis et au Parc des Patriotes, tout juste à côté de la Maison nationale des Patriotes, au 610 ch. des Patriotes
Victoire du 23 nov. 1837

Vidéo de la commémoration de la bataille de... par patrioteschenier 

Le comédien Denis Trudel nommé Patriote de l'année

J'ai même pu serrer la pince à M. Denis Trudel dans le stationnement de l'église, avant le départ pour le dîner à Saint-Ours. Lui et sa compagne nous ont suivis, moi, mon fils, Steve et son ami, pour l'achat d'un drapeau : Les Patriotes de Chénier.
Le Patriote de l'année: Denis Trudel à la SSJB


vendredi 18 novembre 2011

L’incident de la taverne Booth

À l’occasion de l’exposition sur les Patriotes de 1837-1838 tenue à la Maison André-Lamarre, qui vient tout juste de prendre fin, M. Jacques Lacoste, de Saint-Hubert, nous a fait part des ses recherches au sujet d’un point qui était resté obscur jusqu’ici, à savoir l’emplacement de la « Booth’s tavern » où eut lieu une escarmouche, entre Longueuil et Chambly.

Rappelons d’abord brièvement les faits : vendredi le 17 novembre 1837, un groupe de Patriotes libère deux prisonniers que les troupes anglaises ramenaient  à Montréal : c’est à cette occasion que sont tirés les premiers coups de feu de 1837.
Dès le lendemain, soit le samedi 18 novembre, les autorités envoient vers Chambly une troupe composée de 4 compagnies d’infanterie, soit au moins 300 hommes, ainsi qu’un détachement d’artillerie avec deux pièces de campagne, et une vingtaine de cavaliers, le tout sous les ordres du lieutenant-colonel Wetherall. Ils sont accompagnés de l’assistant-sheriff, M. Duchesnay, et des magistrats S. Bellingham  et P. E. Leclerc.
Après avoir examiné les lieux de l’incident de la veille, ils poursuivent leur route vers Chambly.

Voici la suite des évènements, telle que décrite dans le rapport que fera Bellingham dès le lendemain :

Environ quatre milles avant Chambly, nous vîmes plusieurs hommes armés à cheval, sur un chemin de concession. Pourchassés, ils se réfu- gièrent dans un bois voisin, d’où ils furent délo- gés, et deux des membres du groupe, les dé- nommés Mongeau père et fils, furent fait pri- sonniers les armes à la main. Le soussigné ne doute pas que ce groupe a tiré sur nos troupes.

Nous fumes informés de façon crédible qu’un gros groupe, d’au moins une centaine d’hommes armés, s’était rassemblés près de la taver- ne de Booth dans le but de s’opposer aux trou- pes, mais qu’ils s’étaient dispersés en voyant ces dernières avancer de façon si assurée, de telle sorte que seulement quatre d’entre eux y demeurèrent et furent fait prisonniers les armes
à la main.

Robert Christie, l’auteur de “A history of the late province of Lower Canada etc...”, publié en 1853, donne une version légèrement différente :

En arrivant à la taverne de Booth, non loin de Chambly, un groupe d’une centaine de personnes fut aperçu, embusqués de l’autre côté du pont; mais ils s’enfuirent si vite, à l’approche des troupes, que seulement quatre d’entre eux furent capturés. Notre groupe atteignit Chambly peu après le coucher du soleil. … Les deux magistrats et le shériff adjoint retournèrent en ville le samedi même. Les troupes … demeurèrent à Chambly.

En fait, l’objectif de l’expédition était à la fois d’enquêter sur les incidents de la veille, et de stationner des troupes à Chambly en prévision de la suite des choses. Et il n’est même pas sûr qu’il y ait eu des coups de feu de tirés à la Booth’s Tavern. En tout cas, Bellingham n’en fait aucune mention, alors que dans le cas des Mongeau, il y fait explicitement référence. Et ces précisions sont probablement données pour justifier l’arrestation des sept personnes détenues à Chambly.

Mais qui était ce Booth, et où se trouvait donc cette « Booth’s tavern » ? M. Lacoste, après de patientes recherches, a réussi à en préciser l’emplacement.

Ansel Booth et son épouse Belloson T. Fuller arrivent des États-Unis vers 1826. Il a environ 33 ans et sa femme en a 16. Le 10 octobre 1826, devant le notaire Joseph Demers, Ansel Booth loue un emplacement borné au devant par la Petite Rivière Montréal (aujourd’hui la rivière L’Acadie), au derrière par une décharge qui passe à environ deux arpents de la Rivière, joignant d’un côté au chemin de Longueuil, et de l’autre par un nommé Provost et partie par Alexandre Rochon, avec une maison de trente pieds sur vingt-huit garnie de châssis vitrés en bon état, portes, contrevents, planchers haut et bas, que le preneur remettra à la fin du présent bail dans le même état qu’il la recevra. Il reçoit aussi une grange en bon état, ainsi qu’une étable, un hangar, une remise, une soue à cochons avec deux auges que le dit preneur recevra en bon état qu’il entretiendra et remettra en bon état à la fin du présent bail pour 5 années, jusqu’en 1831.

On apprendra par le contrat de vente de 1856 que Ansel Booth est finalement devenu propriétaire entre 1846 et 1852. Mais entre temps, le 16 mai 1841, le notaire Basile Larocque procède à la répartition des coûts de réparation du pont des 40 sur le ruisseau Macé, et Ansel Booth est nommé pour la circonstance sous-voyer de la paroisse St-Joseph de Chambly, et est chargé avec 8 autres personnes de la surveillance des travaux. Et le notaire inclut dans l’acte le schéma reproduit à la page suivante.
La gravure ci haut, qui illustre ces évènements, a été faite par Henri Julien, et a été publiée dans « The Montreal Star » le 21 janvier 1888. Elle fait partie d’une série de gravures et de textes publiés à partir du 28 septembre 1887, à l’occasion du cinquantième anniversaire des évènements. La taverne était alors disparue depuis une trentaine d’années.


textes : Société d’histoire de Longueuil

mercredi 16 novembre 2011

Escarmouche de Chambly

La veille de ce premier engagement, le 16 novembre, le connétable Malo se rend à Saint-Jean pour arrêter le notaire Dameray et le docteur Davignon. L'officier de justice est escorté d'un détachement de la Montreal Volunteer Cavalry, commandé par le lieutenant Ermatinger. Les chemins sont boueux. Au retour, la troupe évite la route de Laprairie pour prendre celle de Chambly pourtant plus longue de plusieurs milles.

Escarmouche de Chambly (vendredi 17 novembre 1837)

Longueuil est le théâtre des premiers coups de feu, au matin du 17 novembre 1837, sur le chemin de Chambly, à la hauteur de la rue Brodeur, de la révolte des Patriotes. Une petite troupe, commandée par Bonaventure Viger et Joseph Vincent, veut délivrer le médecin Jean-François Davignon et le notaire Paul Desmarais, prisonniers des Anglais. Les premiers coups de feu sont tirés par Patrick Murray. Trois Anglais, de l'escadron de la Montreal Volunteer Cavalry, sont blessés. Les prisonniers sont délivrés et amenés, dans la charrette d'André Ste-Marie, chez le forgeron Olivier Fournier dit la Grenade, de Longueuil, pour être délivrés de leurs chaînes.

Les soldats atteignent Chambly le lendemain matin, vers six heures. Une vingtaine de patriotes tentent vainement de leur couper le chemin, mais ce n'est que partie remise. Quelques heures plus tard, un détachement insurgé prend position en face de la maison de Joseph Trudeau, à une lieue de Longueuil. Il est bientôt rejoint par François Barsalou et quelques habitants de Chambly. Toute la  troupe est sous les ordres de Bonaventure Viger. La cavalerie anglaise est mise en fuite (8).

Parmi ceux qui participèrent à l'attaque, figurent notamment:

Arès dit Sanfaçons, Louis Benoit père, Joseph Bessette, Olivier Bonvouloir, Alexis, Antoine et Pierre Bouthillier, Joseph Brais, Gabriel Brissette, Élie Brossard, Alexis et François Collin, Joseph Daigneau, Daniel dit Jobineau, Pierre Davignon, Charles Deniger, Augustin Dubuc, Pierre Fonrouge, Jacob Gariépy, Joseph Gélinot, Michel Gobin, François Goyette, Alexis Guertin, Isaac Huot, Joseph Jodoin, Henri Mongeau, Louis Mongeau, père et fils, Patrick Murray, Charles Nolin, Michel Paré, Parizeau fils, Amable et Alexis Patenaude, Alexis et Toussaint Fournier dit Préfontaine, Constant Robert, Alexis et Dominique-Benjamin Rollin, Eugène Talham, Louis et Narcisse Trudeau, Joseph et Michel Vincent.

Les combattants armés d'un fusil, citons Bonaventure Viger, Patrick Murray, François Benoît, Joseph Bellerose, Elie Brossard, David Jodouin, Joseph Jodouin, le fils Parizeau, Pierre Fontrouge, Alexis Lavigueur, Joseph Vincent, Godfroy Lavigueur, Constant Robert, Joseph Sansfaçon, Daniel Jobineau, Michel Godin et Joseph Viger (9).

D'autres Longueuillois participèrent également à l'attaque, mais en affirmant, par affidavit, y avoir été forcés:

Joseph Bellerose, Joseph Benoit, François Benoit, François Charron, Louis David, Jean-Baptiste Deslauriers, Louis Duval, Joseph et Laurent Gélinot, Joseph Gervais, Louis Gravelle, Modeste Patenaude, Régis Pontbrillant, Godfroid Lavigueur, Louis Lavigueur, Baptiste Potvin, Antoine Renaud, Jean-Baptiste Riendeau, Eugène Rocque, Camille-Toussaint Sainte-Marie, Pierre Sainte-Marie, François Vary, Joseph Viger, Moïse Vincent.

Le lendemain, le 16 novembre les troupes arrêtent Louis Mongeau, père et fils, Michel Vincent et l'huissier Jean-Baptiste Trudeau. Elles doivent disperser une centaine d'hommes armés près de la Booth’s Tavern.

Une stèle commémorative, en granit, dévoilée le 15 novembre 1992, rappelle l'événement. Elle est située près du centre Jeanne-Dufresnoy, sur le chemin de Chambly, à l'angle du boulevard Curé-Poirier.


(8 )   Curieuse coïncidence, le premier coup de feu de la rébellion, du côté insurgé, aurait été tiré par un anglophone du nom de Patrick Murray, un cultivateur de Sainte-Marie-de-Monnoir.
Le 30 avril 1834, Patrick Murray, est l'hôte d'une assemblée destinée aux habitants irlandais du sud-ouest. Cette réunion concerne la pétition de Montréal du 7 avril 1834.

(9 )   Déposition d'Eugène Rocque, père, de Longueuil. 21 novembre 1837 No. 59. Archives du Québec.


Fusillade de Booth's Tavern

Le samedi 18 novembre, le colonel Wetherall traverse le fleuve en direction des campagnes du sud. Il amène avec lui le 1er Régiment des Royaux et un détachement de la Cavalerie Volontaire. Il sera bientôt rattrapé par un corps de Dragons légers et par un détachement d'artilleurs avec deux canons. Cette troupe se rend à Chambly pour enquêter sur les événements de la veille.

Pareil déploiement ne passe pas inaperçu. A Longueuil, les soldats s'arrêtent à la forge Fournier où les magistrats Bellingham et Leclerc trouvent les menottes qui ont servi à Demaray et Davignon. A quatre milles de Chambly, les soldats se heurtent  à un détachement d'une trentaine de Patriotes armés et montés sur leurs chevaux de travail. Après un bref échange de balles, les ca• valiers insurgés tournent bride et galopent vers la montagne de Beloeil. La colonne anglaise reprend sa marche jusqu'à l'auberge Booth, où la route traverse un profond ravin. Le pont est gardé par une centaine d'hommes, commandés par le docteur Kimber, de Chambly. Une dizaine d'entre eux ont des fusils. Tous se replient en bon ordre après un bref engagement. Quatre sont faits prisonniers pour s'être trop attardés à canarder les réguliers de la jeune reine Victoria.
Lorsque la rébellion éclata, Marchesseault fut l’un des premiers à prendre les armes. À partir du 18 novembre 1837, avec Thomas Storrow Brown, Henri-Alphonse Gauvin et Rodolphe Desrivières, chefs patriotes venus de Montréal pour se dérober aux mandats d’arrestation lancés contre eux par les autorités deux jours plus tôt, il organisa un camp retranché à Saint-Charles-sur-Richelieu. Le lendemain, Marchesseault fut nommé capitaine et devenait l’un des aides de camp du général Brown. Le 23 novembre, il prit part à la bataille de Saint-Denis, puis deux jours plus tard, à celle de Saint-Charles-sur-Richelieu.

Louis Riel est exécuté

Exécution le 16 novembre 1885
Il y a 128 ans aujourd'hui, Louis Riel était pendu pour "haute trahison" après un procès bidon. Le Premier ministre de l'époque, John A. McDonald, avait dit, après avoir reçu des centaines de lettres de Québébois réclamant la clémence, « Il sera pendu, même si tous les chiens du Québec aboient en sa faveur ».
 
Louis Riel est exécuté dans les quartiers de la Police Montée, à Regina ; le leader Métis avait été condamné à la pendaison le premier août de la même année, après avoir été reconnu coupable de haute trahison.
Il avait dirigé la révolte des colons francophones de la Rivière Rouge et de l'Assiboine contre les injustices et les abus de la Compagnie de la Baie d'Hudson. Comme le gouvernement fédéral soutenait les droits de cette compagnie, Riel fut contraint d'entrer en rébellion contre le pouvoir central. Avant de mourir, il a donné une entrevue exclusive au journaliste N.F. Davin qui s'était déguisé en prêtre pour entrer dans la prison. Sa condamnation, malgré de nombreuses protestations de personnalité du Québec, a pris dans la presse francophone du Canada une dimension nationale.
Le procès de Riel divise les francophones et les anglophones du pays. Les Canadiens français, sensibles à la cause des Métis, crient à l'injustice et réclament son acquittement. Il est jugé à Regina, devant un jury composé exclusivement d'anglophones, et est pendu le 16 novembre 1885. Les Ontariens, souhaitant venger la mort de Scott, tué par les métis en 1870 et considérant les Métis comme des rebelles, accueillent avec satisfaction l'annonce de sa pendaison.




Autres liens très intéressants à visités ...
   LOUIS RIEL
« MORT D'UN PATRIOTE », 
PAR ISMÈNE TOUSSAINT



lundi 14 novembre 2011

Les Patriotes étaient-ils bien armés?


Tout soulèvement armé implique la présence d'un matériel de guerre d'une certaine importance. Quel serait celui des forces patriotes en 1837 et 1838? Il est difficile de répondre à pareille question car les milices populaires n'ont point d'archives. On peut cependant en  faire un estimé approximatif, grâce aux renseignements glanés dans les dépositions et les narrations contemporaines. Chose certaine, les troupes régulières disposent d'un armement qualitativement et quantitativement supérieur.

D'octobre 1837 à novembre 1838, nombre de patrouilles patriotes circulent régulièrement à travers la campagne. La plupart de ces hommes sont armés. Ces déplacements sont maintes fois signalés dans les documents du temps, mais la présente étude ne permet pas de s'attarder à ces détails. Mieux vaut s'en tenir aux engagements majeurs.

Au cours de ces rencontres, les insurgés portent occasionnellement des armes blanches (épées et sabres) et ordinairement des armes à feu (pistolets et fusils). Rappelons que tous les fusils ne sont pas aussi anciens qu'on le pense généralement. Certains viennent d'être achetés au magasin du village. D'autres ont été raflés chez des loyalistes et des chouayens (1). Enfin, on ira en chercher plusieurs aux États-Unis, notamment à l'automne de 1838. Mais plus de la moitié du matériel patriote est démodé. Il s'agit de fusils "à pierre", la plupart fabriqués au XVIIIe siècle. Les Patriotes ont encore quelques pièces d'artillerie, mais ces armes sont de facture domestique, à l'exception d'une ou deux qui ne rendent leur charge qu'un e seule fois.

Les insurgés ne sont guère mieux favorisés sur le plan quantitatif. Rarement plus de la moitié des combattants a des armes. Le reste attend le moment de charger les Habits-Rouges avec des fourches, des faux et des bâtons.

Les munitions sont  pareillement  rares, même si on  fond  des balles en différents endroits. Veut-on quelques précisions à ce sujet?
En novembre 1837,  il se fabrique des balles chez François- Xavier Desjardins et Joseph Rassette, de Vaudreuil (2). Même activité chez l'aubergiste François Macé, de Saint-Athanase (3). On fait également des cartouches chez Girouard et Dumouchel, à Saint-Benoit. Selon Paul Brazeau, "Messieur  Pelletier & les Messieurs de Lorimier étaient du nombre des fabricateurs..." (4) Deux jours avant le feu de Saint-Eustache, Girouard remet un moule à balle (5) à Joseph Constantineau (6).

On est aussi actif dans le Sud. A Saint-Denis, les forgerons Jean-Baptiste Mignault et Julien Caouette réparent des fusils jour et nuit. D'autres coulent des balles, nommément Georges Saint-Germain et Lévi Larue. Ce dernier utilise un moule taillé à même une patate. La veille du combat de Saint-Charles, le forgeron Foisy installe un soufflet et une enclume sous le hangar du marchand Eusèbe Durocher. C'est là que l'artisan s'affaire "à mettre en ordre les fusils qu'apportaient les différents habitants".
(7)- Une citation prête souvent à équivoque hors de son contexte. Telles ces paroles lapidaires prononcées à l'historique  assemblée de Saint-Charles: "le temps est venu de fondre  les cuillères pour en  faire  des balles". A l'époque,  cuillères,  écuelles  et  autres us• tensiles sont  d'étain.  Les cuillères sont  particulièrement  fragiles. Quand  elles se brisent,  la ménagère  recueille  tous les  morceaux pour les remettre à l'étainier ambulant. Même que des habitants ont leur propre moule à cuillère. Il arrive alors couramment  que ces vieux ustensiles soient transformés en munitions de chasse.


(1)   Par dérision pour désigner un lâcheur et un mouchard. L'appellation fut employée, une première fois, pour nommer les soldats   français qui ont abandonné le combat au fort du même nom.
(2)   Déposition d'Ann Woods, de Vaudreuil, contre Augustus Mathe - son. 9 janvier 1838. Documents de 1837-1838, pièce no 3894.  Archives du Québec.
(3)   Déposition de François Ouimet, de Saint-Athanase. 25 janvier 1838. No 253 . Archives du Québec.
(4)   Déposition de Paul Brazeau contre J.J. Girouard, J.Bte Dumouchel le docteur Masson & autres individus de St.Benoit, St,Eustache
& Ste.Scholastique. 8 janvier 1838. No 805. Archives du Québec.
(5)   Il y a deux sortes de moules à balle : les plaques et les "tenailles". Ceux de la seconde catégorie sont les plus courants.  Nous en connaissons deux variétés. L'un d'elles comporte une espèce de marteau à une extrémité. Ce "marteau " sert à corriger les bavures.
(6)   Déposition de Joseph Constantineau contre J.J. Girouard et de Lorimier. 8 janvier 1838. No 809. Archives du Québec.
(7)   Déposition de Luc Ethier, de Saint-Charles. 6 décembre 1837. No 346a. Archives du Québec.

Article
« Les patriotes étaient-ils bien armés? »
Robert-Lionel Séguin
Liberté, vol. 7, n° 1-2, (37-38) 1965, p. 18-32.
Pour citer cet article, utiliser l'adresse suivante :
http://id.erudit.org/iderudit/30018ac

dimanche 13 novembre 2011

Conférence de presse APAF

L’Assemblée des Patriotes de l'Amérique française (APAF)
Convocation à une conférence de presse, lundi le 14 novembre 2011.
Le Président de l'APAF, monsieur Yves Saint-Denis, me prie de convoquer les médias à une conférence de presse qui se tiendra le lundi 14 novembre prochain à 13 h 30 à la Maison Ludger-Duvernay, sise au 82, rue Sherbrooke ouest à Montréal.

À cette occasion, le Président rendra publics les noms des trois premiers récipiendaires des Grands Prix de l'APAF : les Prix Honoré-Mercier, Raymond-Barbeau et Jos-Montferrand. Le mois de novembre est le mois des Patriotes de 1837-1838.
 
Ces distinctions visent à souligner la contribution exceptionnelle de Patriotes contemporains à illustrer notre patrie dans des domaines aussi différents que l'engagement national par la parole et l'action (Prix Honoré-Mercier), par l'audace, la créativité et l'écriture (Prix Raymond-Barbeau) ainsi que par l'action patriotique dans le domaine sportif (Prix Jos-Montferrand). Les trois premières personnalités récipiendaires de nos Grands Prix Patriotiques sont bien connues du public et elles se sont fortement distinguées dans leur champ d'action respectif.
Pour la première fois, un Patriote du domaine sportif sera honoré pour ses convictions patriotiques. Il s'agit d'un ancien joueur de la Ligue Nationale de Hockey Robert Bob Sirois, qui sera présent lors de cette conférence de presse. Les deux autres premiers récipiendaires de nos Grands Prix sont également dotés d'une grande notabilité, il s'agit de Me Guy Bertrand et le Dr Jean-Marc Brunet qui seront décorés des Prix, Jos-Montferrand, Honoré-Mercier et Raymond-Barbeau.
Ces prix seront remis à la Maison Ludger-Duvernay, le vendredi 18 novembre, lors d'un 5 à 8 Patriotique-bénéfices, en présence des militants et sympathisants de l'Assemblée des Patriotes de l'Amérique française dont cette rencontre sera le lancement officiel. 
 
Le secrétaire perpétuel, Gilles Rhéaume 
Renseignements : bienvenue62@hotmail.com

samedi 12 novembre 2011

J’aurais voté oui, mais j’étais trop petit...

Jeudi 17 novembre 2011, de 19:30 à 22:30
à la Grande place

de la Place Bonaventure


Éditas présente : J’aurais voté oui, mais j’étais trop petit ...
Discussion : Les jeunes et la politique: leurs attentes, leur action et participation citoyennes.

Entrevue avec Gilles Laporte,
Historien et Patriote de l’année 2011, et quatre jeunes du collectif.



Évènement sur Facebook : 



vendredi 11 novembre 2011

11/11/11 à 11h11

Je me souviens, que le 11/11/11 à 11h11, 
en cette Journée du Souvenir, 
j'étais au cimetière anglican,
situé rue du Collège et de la rue Mgr-Nadeau, à Sorel-Tracy.


Je prévoyais faire une visite du cimetière anglican le dimanche 20 novembre, après les Commémorations de Saint-Denis et Saint-Ours, avec mes camarades des Patriotes de Chénier et mon frère Patriote Steve, le fondateur: Les Patriotes de Chénier, que je vais rencontrer pour la première fois, ça va jaser sur la vérenda. 
Donc, vu la journée si spéciale et ensoleillée, j'ai décidé de m'y rendre à pied, une petite marche santé d'une trentaine de minutes. En m'approchant pas à pas vers le cimetière, je profite au maximum de l'instant présent, car c'est la troisième fois que j'y viens depuis 2 ans. 
Même si je suis familier avec les lieux, je sais que je vais pénétrer dans un cimetière anglican et surtout anglophone, moi qui est catholique et francophone, mais malgré les différences de religion ou de langue, le combat est au nom de la Liberté.
J'entre avec fierté dans le cimetière et me dirige tout droit 
vers les monument de la famille Nelson.
Les 2 monuments de la familles Nelson.

Je m'arrête, il est maintenant 11h11, 
Je garde une minute de silence et 
Je murmure 11 '' Je vous salue, Marie ''
et je termine avec un '' Vive les Patriotes ''

 
Ici repose en paix Le Loup Rouge 

 Wolfred Nelson sur Les Patriotes de Chénier 
Née le 10 juillet 1791, Montréal - Décès 17 juin 1863, Montréal.
Wolfred est médecin, député, Patriote, juge de paix,
chef militaire du Bas-Canada et également maire de Montréal.

 Ici repose en paix, les membres de la famille.Nelson.
 William Nelson et sa femme Jane Dies,
Georges Nelson et sa femme Maryann Boon,
Robert Nelson, Rebecca Nelson, Mary Ann Nelson.
Robert Nelson sur Les Patriotes de Chénier
Né le 8 août 1793 à William-Henry (Bas-Canada) maintenant Sorel-Tracy
Décès 1er mars à Staten Island (New York)
Robert est médecin, chirurgien, député, professeur, fonctionnaire, chef politique et militaire,
président du gouvernement provisoire de la République du Bas-Canada,
Frère de Wolfred Nelson et
chef du deuxième soulèvement patriote,
Robert Nelson proclame l'indépendance du Bas-Canada.



mardi 8 novembre 2011

Commémoration de la Victoire des Patriotes à la bataille de Saint-Denis

Le 20 novembre 2011,
se tiendra à la Maison nationale des Patriotes,
 610 chemin des Patriotes à Saint-Denis-sur-Richelieu.
Visites commentées de la Maison nationale des Patriotes
de 9h30 à 17h00

Horaire de la journée
Tout commence à 10h en l'église de Saint-Denis avec chants et textes patriotiques, ensuite hommage au Monument au village avec dépôts floraux et discours, visite de la Maison Nationale des Patriotes et le dîner à Saint-Ours, Un bus partira de la SSJB le matin, infos 514 843 8851.
10h30 : Réflexion sur les motivations spirituelles des Patriotes.
Église de Saint-Denis-sur-Richelieu

11h30 : Hommage aux Patriotes de 1837-1838 
au parc des Patriotes..
Discours, allocution du patriote de l’année,
dépôts de fleurs et animations.

13h00 : Dîner-conférence
organisé par la Maison nationale des Patriotes
au restaurant Les Chanterelles du Richelieu.
 Invité : Jean-François Caron, conférencier de Parcs Canada.
(Places limitées, réservation obligatoire, 40 $ par personne)

Le rendez vous des amants de l'histoire.
après la Commémoration de la Victoire des Patriotes à Saint-Denis. 
Le Dîner des Patriotes à Saint-Ours.

Le Rassemblement pour un pays souverain organise cette année encore le traditionnel Dîner des Patriotes. Sous la présidence d'honneur de Monsieur Antoine Dubé, ancien député du Bloc Québécois de Lévis. Cet événement se tiendra à 13h au Centre Léo-Cloutier situé au 2636, boul. de l'Immaculée-Conception à Saint-Ours.


Notre conférencier sera Monsieur Louis Plamondon, député du Bloc Québécois. Prendra aussi la parole, Monsieur Gilles Rhéaume, porte-parole des descendants des Patriotes. Nous profiterons de cette occasion pour remettre les Grandes Palmes d'or patriotiques du RPS à l'ancien ministre de l'Agriculture du cabinet Lévesque, Monsieur Jean Garon.
Ce dîner sera aussi le moment de lancer les célébrations entourant le 175e anniversaire des Patriotes de 1837-38.

Le prix du billet est 30$. Pour réservations, il faut communiquer avec Monsieur Gilles Bédard au 450-443-4108 ou par courriel: mozart17@videotron.ca. Les places sont limitées.
Il est temps de se rappeler notre HISTOIRE de NOS ANCÊTRES PATRIOTES et rendre HOMMAGE aux 14 PATRIOTES tués le 23 novembre 1837, à la bataille de Saint-Denis-sur-Richelieu.

14 Patriotes perdent la vie :
01 - André Mandeville (dit Romain) (de la paroisse de Saint-Denis)
02 - Un autre habitant (de la paroisse de Saint-Denis), son nom reste inconnu
03 - Honoré Boutillet (de Saint-Antoine)
04 - Joseph Dudevoir (de Saint-Denis)
05 - Eusèbe Phaneuf (de Saint-Denis) (Eusèbe Faneuf)
06 - Charles Saint-Germain (de Saint-Denis)
07 - Jean-Baptiste Patenaude (de Saint-Denis)
08 - Charles-Ovide Perrault, (de Montréal)
09 - François Dufault (de Saint-Denis)
11 - Antoine Amiel (dit Lusignan) (de Saint-Denis)
12 - Benjamin Durocher (de Saint-Antoine)
13 - François Lamoureux, (de Saint-Ours)
14 - Lévis Bourgeois, (de Saint-Antoine)
Il est pratiquement impossible de connaître tous les noms de ceux qui font partie des forces insurgées. A défaut d’une liste d’enrôlement, il faut se contenter d’une nomenclature partielle, dressée à la lumière des documents du temps.
Patriotes morts à Saint-Denis mais inhumés en d'autres lieux:
Honoré Boutillet
Benjamin Durocher
François Lamoureux
Lévy Bourgeois
Charles-Ovide Perrault

La Société de reconstitution du Bas-Canada
FB : http://www.facebook.com/pages/Soci%C3%A9t%C3%A9-de-reconstitution-du-Bas-Canada/133105696766321?ref=ts

Les Patriotes de Chénier seront sur place.
http://www.facebook.com/pages/Les-Patriotes-de-Ch%C3%A9nier/126490607427999

L'horaire des activités disponible Maison nationale des Patriotes
http://fr-fr.facebook.com/event.php?eid=302620459749769

Maison nationale des Patriotes
http://www.facebook.com/groups/90055659650/
http://www.mndp.qc.ca/localisation.php
 
La bataille de Saint-Denis sur Les Patriotes de Chénier
 
Les Patriotes de Chénier
distribuerons gratuitement des autocollants et 
des cartes postales de la bataille de Saint-Denis. 
Venez nous voir !!

Un bus partira de la SSJB le matin, infos 514 843 8851

vendredi 4 novembre 2011

Création de l'Assemblée des Patriotes de l'Amérique française

Je vous annonce la création de l'Assemblée des Patriotes de l'Amérique française le 18 novembre lors d'un 5 à 8 patriotique-bénéfices au 82 rue Sherbrooke ouest, à la Maison Ludger-Duvernay - SSJB de Montréal
Les couleurs de l'Amérique française seront officiellement inaugurées à cette occasion. Cette cérémonie des couleurs est peu courante chez nous mais elle est très ancienne.

À cette occasion, trois Grands Prix (Honoré-Mercier, Raymond-Barbeau et Jos-Montferrand) à autant de personnalités québécoises de premier plan dont les noms seront rendus publics sous peu.

Gilles Proulx a déjà confirmé sa présence.

À cette occasion sera lancée la première œuvre patriotique de l'APAF : L’œuvre du livre français


Le Président général de la Société Saint-jean-Baptiste de Montréal, Mario Beaulieu, rehaussera de sa présence (le Président de la SSJB est historiquement le Chef National du Québec français, il y a aussi des Chefs politiques mais c'est tout autre chose), le lancement de l'Assemblée des Patriotes de l'Amérique française dont les couleurs et la philosophie nationale sont celles de l'Ordre de Jacques-Cartier.

(photo : Manon Arsenault)


Même absent, vous pouvez vous associer à cet événement.
Vos noms seront alors inscrits dans le Livre d'Or de l'Assemblée des Patriotes de l'Amérique française et vous recevrez, le cas échant l'Attestation couleurs personnalisée. Chèque à l'Ordre de Comité des Patriotes de Saint-Philippe et poster à Section Ludger-Duvernay, 82 rue Sherbrooke ouest, Montréal, État du Québec, H2X 1X3.

Nos projets :
1- Mise sur pied d'une Chorale du 175e anniversaire des Patriotes
2- Organiser des Danses mensuelles des Patriotes pour le 175e
3- Reconstitution patrimoniale de la Victoire de Saint-Denis (sur facebook)
http://www.facebook.com/pages/Pour-une-reconstitution-en-2012-de-la-Victoire-de-St-Denis/263425233699260?sk=wall
4- Timbres historiques de la République du Québec.



Contribution : 25$ ou 101$ (avec attestation en couleur personnalisée)

RSVP : Gilles Rhéaume, secrétaire perpétuel de l'Assemblée au bienvenue62@hotmail.com ou sur Facebook

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Les patriotes de Chénier sont un regroupement militant composé de jeunes indépendantistes voués à la défense des intérêts du peuple québécois. Nous avons à coeur la mémoire des patriotes de 1837-1838.